Comparatif réseaux LPWAN

LoRaWAN vs NB-IoT vs Sigfox : quel LPWAN choisir en 2026 ?

LoRaWAN domine les projets privés et smart-city ; NB-IoT s'impose pour le comptage régulé et les déploiements opérateurs ; Sigfox (UnaBiz) recule sur les appels d'offres français.

Dernière mise à jour: Juin 20265 sections

Depuis 2022, le marché LPWAN français s'est profondément reconfiguré. Sigfox, pionnier du protocole UNB (Ultra-Narrow Band) fondé à Labège en 2010, a été racheté en avril 2022 par UnaBiz, opérateur singapourien. Le réseau est maintenu en France mais la trajectoire commerciale reste incertaine, et la plupart des bureaux d'études et des maîtres d'ouvrage ont basculé leurs cahiers des charges vers LoRaWAN ou NB-IoT. LoRaWAN, spécifié par la LoRa Alliance (plus de 500 membres), tourne sur bande ISM non licenciée EU868 et permet des déploiements privés — ce qui le rend incontournable sur les projets smart-city, smart-building et smart-agri qui veulent maîtriser leur réseau. NB-IoT (Narrowband IoT), normalisé par le 3GPP Release 13, fonctionne sur spectre licencié d'opérateur et bénéficie d'une couverture indoor profonde supérieure à +20 dB grâce au gain de couplage MCL (Maximum Coupling Loss).

Ce comparatif cible les chefs de projet IoT, intégrateurs GTB/bâtiment et responsables smart-city qui arbitrent entre les trois protocoles. Nous traitons LoRaWAN et NB-IoT dans la table et les sections ; Sigfox est présent comme référence de marché et troisième larron historique. Verdict en bas de page : LoRaWAN pour les déploiements privés, les compteurs eau/gaz et les réseaux de gateways maîtrisés ; NB-IoT pour les déploiements massifs télécoms et les compteurs électriques sous obligation réglementaire ; Sigfox en migration ou en fin de vie sur la plupart des nouveaux projets français.

CritèreLoRaWANNB-IoT
Spectre radioISM non licencié EU868 (863-870 MHz), aussi AS923, US915, AU915Spectre licencié opérateur (LTE 700/800/900 MHz en France), nécessite un abonnement
StandardLoRa Alliance LoRaWAN 1.0.4 / 1.1, spécification ouverte3GPP Release 13 (LTE Cat-NB1), Release 14 (Cat-NB2), Release 15+
Couverture indoorPénétration indoor bonne (MCL ~157 dB EU868 SF12), mais variable selon SFExcellent indoor profond : +20 dB gain MCL vs GSM, ~164 dB MCL, répétitions HARQ
Réseau privé possibleOui — gateways LoRaWAN privés (Kerlink, Multitech, RAK) + Network Server open source (ChirpStack, TTI)Non — dépend obligatoirement de l'opérateur télécoms (Orange, SFR, Bouygues, Free)
PSM / eDRX batterieFenêtres RX après uplink uniquement (Class A), pas de PSM au sens 3GPP ; Class C secteur uniquementPSM (Power Saving Mode) et eDRX (Extended DRX) natifs 3GPP : autonomie 10+ ans sur batterie possible
Latence downlinkClass A : variable (secondes à heures) ; Class C : < 1 s sur secteurPSM actif : secondes à minutes (dépend du cycle PSM) ; sans PSM : < 10 s
PayloadMax 242 octets à SF7 ; max 51 octets à SF12 (EU868) ; duty cycle 1%/hJusqu'à 1 600 octets uplink, pas de duty cycle régulateur (spectre licencié)
Sigfox (référence)UNB 100 Hz, 12 octets uplink max, 4 octets downlink, 140 messages/jour, réseau UnaBiz (ex-Sigfox)
Déploiements françaisBouygues Telecom IoT (ex-Objenious), Actility ThingPark, TTN, nombreux réseaux communaux et industriels privésOrange (NB-IoT depuis 2018 + LTE-M), SFR (NB-IoT 900 MHz), Bouygues Telecom (LTE-M + NB-IoT)
Coût abonnementRéseau public : quelques euros/an/device ; réseau privé : CAPEX gateways, pas d'abonnement par deviceAbonnement opérateur obligatoire, quelques euros à dizaines d'euros/an/device selon volume et SLA
Cas d'usage typiquesCompteurs eau/gaz, parkings, smart-city, agriculture, GTB tertiaire, asset trackingCompteurs électriques (Linky NG), assets critiques, alarmes intrusion, smart-city opérateurs
RoamingLimité ; LoRaWAN 1.1 Passive Roaming en cours de déploiement entre opérateursRoaming LTE natif (itinérance européenne incluse sur certains forfaits)

Architecture réseau : réseau privé LoRaWAN versus réseau opérateur NB-IoT

La différence structurelle la plus clivante entre LoRaWAN et NB-IoT n'est pas radio — c'est l'architecture de déploiement. LoRaWAN fonctionne sur spectre ISM non licencié et permet à n'importe quel intégrateur, bureau d'études ou municipalité de déployer ses propres gateways. Un gateway LoRaWAN intérieur (RAK Wireless, Multitech Conduit, Dragino DLOS8) coûte 150-500 € et couvre plusieurs milliers de devices Class A sur quelques kilomètres. Le Network Server peut être hébergé sur site (ChirpStack, open source) ou en SaaS (The Things Industries, Actility ThingPark). Résultat : le projet maîtrise intégralement sa chaîne de données, de la trame radio jusqu'à la base de données applicative, sans dépendance contractuelle envers un opérateur télécoms.

NB-IoT, à l'inverse, est un protocole d'accès radio cellulaire. Le terminal ne peut se connecter qu'aux eNodeB de l'opérateur — en France, Orange, SFR et Bouygues. Pas de gateway privé, pas de réseau local autonome. Cette contrainte est aussi une force : l'opérateur gère le réseau, les SLA, la couverture nationale. Pour un maître d'ouvrage qui déploie des compteurs électriques sur 60 000 abonnés répartis dans toute la France métropolitaine, passer un contrat NB-IoT avec un opérateur est radicalement plus simple que d'installer et maintenir 3 000 gateways LoRaWAN.

GTB et bâtiment tertiaire : CertifBus se concentre sur les protocoles de bus de communication — dont LoRaWAN représente le pilier IoT des systèmes GTB modernes. Un intégrateur KNX qui déploie une solution de comptage d'énergie en résidentiel collectif ou en tertiaire choisira typiquement LoRaWAN sur réseau privé pour éviter toute dépendance opérateur et pour s'interfacer directement avec sa supervision EBO/Panorama via MQTT.

Autonomie batterie et mécanismes PSM/eDRX : NB-IoT vs LoRaWAN Class A

Les deux protocoles visent des autonomies batterie de 10 ans ou plus — mais par des mécanismes différents.

LoRaWAN Class A minimise la consommation en gardant le modem radio éteint entre les uplinks. Entre un uplink et le suivant — souvent 15 minutes à 24 heures — le SX1276/SX1262 est en veille à 1-2 µA. Le seul coût énergétique est la transaction radio : TX (20-120 mA selon puissance) + deux fenêtres RX courtes. Un compteur eau Diehl Metering Hydrus ou un capteur Sagemcom Siconia atteint 10-15 ans sur pile lithium ER34615 19 Ah.

NB-IoT utilise deux mécanismes 3GPP : PSM (Power Saving Mode) et eDRX (Extended Discontinuous Reception). En PSM, le device se déconnecte du réseau après l'envoi de données et entre en sommeil profond pendant plusieurs heures ou jours (configuré via le Timer T3412 Extended). Le réseau mémorise les données downlink à livrer au prochain réveil. En eDRX, le device reste nominalement attaché mais n'écoute le réseau que par cycles allongés (jusqu'à 2,9 heures par cycle). Ces mécanismes permettent également des autonomies de 10+ ans. La différence : NB-IoT peut envoyer de larges payloads sans contrainte de duty cycle, ce qui le rend plus adapté aux cas où les messages sont rares mais volumineux (rapports de compteurs horodatés, alarmes avec logs).

Sigfox : le protocole UNB d'UnaBiz limite à 12 octets uplink et 4 octets downlink, avec un plafond de 140 messages par jour. L'autonomie est excellente — même ordre de grandeur que LoRaWAN Class A — mais les contraintes de payload et de fréquence d'envoi rendent Sigfox inadapté à de nombreux nouveaux cas d'usage (configuration à distance, FUOTA firmware update, payloads multi-mesures).

Couverture deep indoor et cas du comptage régulé

Le MCL (Maximum Coupling Loss) est la mesure de la sensibilité radio totale d'un lien — plus il est élevé, mieux le signal passe à travers les obstacles. NB-IoT affiche un MCL de ~164 dB contre ~157 dB pour LoRaWAN SF12 — soit un gain de ~7 dB. En pratique, NB-IoT pénètre mieux les caves profondes, les sous-sols blindés, les armoires métalliques où des compteurs eau ou gaz sont parfois installés.

Ce différentiel MCL est le principal argument avancé par Orange et les fabricants de compteurs électriques pour le déploiement de Linky NG (la prochaine génération de compteurs Enedis prévue 2027-2030) sur NB-IoT. L'obligation réglementaire de relevé des données à haute fréquence pour les compteurs Linky, combinée à la couverture opérateur nationale d'Orange, penche clairement vers NB-IoT pour ce segment.

LoRaWAN rattrape ce déficit par la possibilité de déployer des gateways indoor supplémentaires — un concentrateur LoRaWAN dans chaque cage d'escalier d'une résidence HLM coûte quelques centaines d'euros et étend la couverture. Pour un bailleur social qui déploie des compteurs eau dans ses immeubles, la maîtrise du réseau par gateway intérieur est souvent préférable à la dépendance à la couverture NB-IoT de façade.

Sigfox annonce également un MCL élevé (~158-162 dB selon les configurations) mais le réseau UnaBiz post-2022 manque de visibilité sur sa trajectoire de couverture en France. Les projets en cours migration Sigfox → LoRaWAN sont nombreux.

Sigfox et la situation UnaBiz en 2026 : un troisième larron en recul

Sigfox a été fondé en 2010 à Toulouse (Labège) et a bâti le premier réseau LPWAN national en France. À son apogée, le réseau Sigfox couvrait 99 % de la population française et était déployé dans plus de 70 pays. Puis est venue la crise : levée de fonds insuffisante, compétition LoRaWAN et NB-IoT, perte de clients clés. En avril 2022, Sigfox a déposé le bilan. UnaBiz, opérateur singapourien spécialisé LPWAN, a racheté les actifs et repris l'exploitation.

En 2026, le réseau UnaBiz-Sigfox est opérationnel en France mais la dynamique commerciale est clairement à la baisse pour les nouvelles installations. Les limites protocolaires du standard UNB — 12 octets uplink maximum, 140 messages/jour, downlink quasi anecdotique (4 octets, 4 messages/jour max) — ne correspondent plus aux exigences des projets IoT modernes qui demandent des payloads variables, des mises à jour firmware (FUOTA) et un downlink utilisable. UnaBiz a annoncé une compatibilité NB-IoT sous la marque Sigfox 0G mais l'adoption en France reste limitée.

Ce que cela signifie pour un appel d'offres 2026 : si votre projet utilise des équipements existants sur Sigfox, migrer vers LoRaWAN ou NB-IoT est défendable mais impose un remplacement matériel des modules. Si vous partez de zéro, Sigfox n'est plus le choix raisonnable sur la durée — sauf à avoir un cas d'usage ultra-simple (envoi de 1 à 5 messages par jour, payload < 12 octets) et des contrats opérateurs déjà négociés.

Cas d'usage IoT : smart-building, GTB, comptage et asset tracking

Les trois protocoles coexistent encore sur le terrain en 2026, mais leur positionnement est de plus en plus distinct.

Smart-building et GTB tertiaire — LoRaWAN est le protocole dominant pour les capteurs T°/hygro/CO₂ de confort, les compteurs d'énergie en sous-comptage et les détecteurs de présence. L'interopérabilité avec les serveurs d'immeuble via MQTT et les superviseurs GTB (Schneider EcoStruxure Building Operation, Codra Panorama) est bien documentée. Un intégrateur KNX déploie LoRaWAN pour les capteurs sans fil et câble KNX pour les actionneurs — les deux coexistent sur la même plateforme de gestion. NB-IoT est peu présent dans ce cas d'usage, car la contrainte opérateur est un frein en milieu privé.

Comptage eau et gaz — LoRaWAN est la technologie de choix pour les compteurs munis d'une impulsion (entrée pulse sur les compteurs Itron, Diehl, Sagemcom). Les mairies et bailleurs sociaux déploient des réseaux privés en résidentiel collectif. NB-IoT reste dominant sur les déploiements d'envergure nationale (Suez Aquadvanced, Veolia) où la couverture opérateur évite l'infrastructure gateways.

Comptage électricité — Linky NG (horizon 2027-2030) devrait être déployé en NB-IoT par Enedis, en partenariat avec Orange. Les compteurs Linky existants utilisent CPL (courant porteur en ligne) et PLC/G3 — pas de LPWAN pour la génération actuelle.

Asset tracking — LoRaWAN (géoloc TDOA multi-gateway + GPS intégré) et Sigfox (triangulation réseau) se disputent ce marché. NB-IoT moins adapté à la mobilité en zone rurale ou couverte uniquement par une cellule.

Quand choisir

LoRaWAN

  • Vous maîtrisez l'infrastructure réseau (gateway privé, Network Server) ou acceptez un réseau public LoRaWAN comme Bouygues Telecom IoT
  • Votre projet est un déploiement smart-building, GTB, comptage eau/gaz, smart-city ou smart-agri sur une zone géographique maîtrisée
  • Vous avez besoin d'un réseau sans dépendance opérateur télécoms — budget CAPEX gateway préféré à un abonnement récurrent par device
  • Votre cas d'usage IoT s'intègre dans un bus GTB existant (KNX, BACnet) via MQTT : LoRaWAN est le pont sans-fil de référence
Quand choisir

NB-IoT

  • Vous déployez sur tout le territoire national sans possibilité d'infrastructure gateways (véhicules mobiles, assets en zone rurale étendue)
  • Votre cas d'usage requiert une couverture deep indoor garantie par SLA opérateur (compteurs en cave profonde, armoires métalliques)
  • Le volume de devices est très élevé (dizaines de milliers) et la gestion réseau centralisée chez un opérateur est préférable à une infrastructure privée
  • NB-IoT convient aussi pour Sigfox si vous êtes sur une migration ou un projet où UnaBiz reste opérateur retenu — évaluez la roadmap avant signature

Questions fréquentes

LoRaWAN ou NB-IoT pour un projet de comptage eau en résidentiel collectif ?
**LoRaWAN avec gateways privés** dans la grande majorité des cas. Un intégrateur déploie un ou deux gateways intérieurs par bâtiment (Kerlink iFemtoCell, RAK Wireless WisGate) et connecte l'ensemble des compteurs sur un Network Server hébergé en cloud ou on-premise. Avantage : maîtrise de bout en bout, pas d'abonnement par device, flexibilité des payloads. NB-IoT est pertinent quand le bailleur ne veut pas gérer d'infrastructure réseau et préfère sous-traiter à Orange ou Bouygues avec SLA opérateur — cas fréquent sur les très grandes métropoles.
Sigfox est-il encore viable pour un nouveau projet en 2026 ?
Seulement dans des cas très restreints. Si votre application envoie moins de 5 messages par jour, avec un payload inférieur à 12 octets, sur des équipements déjà en place avec modules Sigfox actifs, la continuité Sigfox via UnaBiz est défendable à court terme. Pour tout nouveau projet avec démarrage à zéro, **LoRaWAN ou NB-IoT sont les choix raisonnables** compte tenu des contraintes protocolaires de Sigfox et des incertitudes sur la trajectoire UnaBiz. La plupart des appels d'offres smart-city français en 2026 ne mentionnent plus Sigfox dans leurs allotissements.
Quelle est la différence entre LoRaWAN Class A et NB-IoT avec PSM pour l'autonomie batterie ?
Les deux permettent des autonomies de 10+ ans sur pile lithium, mais par des mécanismes différents. **LoRaWAN Class A** éteint complètement le modem entre les uplinks — simple et déterministe. **NB-IoT PSM** déconnecte l'UE du réseau après l'envoi et dort pendant un timer configurable (T3412). Le réseau bufferise les downlinks pendant la période PSM. NB-IoT PSM est légèrement plus complexe à configurer côté device mais permet des payloads plus larges et sans contrainte de duty cycle — adapté aux cas où le message est rare mais volumineux (rapport mensuel d'un compteur avec plusieurs index et alarmes).
LoRaWAN peut-il remplacer le câblage KNX dans un bâtiment GTB ?
Non — les deux protocoles sont complémentaires, pas substituables. KNX (câblage TP ou KNX RF) est le bus de commande temps-réel pour les actionneurs : éclairage, stores, chauffage, contrôle d'accès. LoRaWAN est le protocole de collecte de données sans fil pour les capteurs à faible débit : T°, CO₂, compteurs d'énergie en sous-comptage, détecteurs de présence. Un intégrateur GTB moderne déploie les deux : câble KNX pour les actionneurs et les capteurs proches du tableau, LoRaWAN pour les points de mesure éloignés ou en rénovation où le câblage est trop coûteux. La passerelle entre les deux mondes est généralement un broker MQTT vers ETS ou une supervision GTB.
NB-IoT et LoRaWAN peuvent-ils coexister dans le même projet ?
Oui, c'est une architecture parfaitement cohérente. Un exemple typique : une ville déploie LoRaWAN sur son réseau propre pour les parkings, les poubelles et les capteurs d'environnement (maîtrise du réseau, coût par device faible), et utilise NB-IoT en SIM opérateur pour ses véhicules de collecte mobiles et les assets qui sortent du périmètre couvert par ses gateways. La supervision applicative agrège les deux flux via MQTT ou via une plateforme IoT comme AWS IoT Core ou Azure IoT Hub — les protocoles radio sont transparents à ce niveau.
Comment CertifBus couvre-t-il LoRaWAN dans sa préparation ?
CertifBus propose un parcours LoRaWAN couvrant les classes A/B/C, l'architecture réseau (End-Device, Gateway, Network Server, Application Server), les mécanismes OTAA/ABP, l'ADR, les régions EU868/US915/AS923, la sécurité LoRaWAN 1.1 et les cas d'usage GTB/smart-building. Le mode examen blanc reproduit le format QCM chronométré des certifications protocoles ; le mode apprentissage donne les corrections détaillées après chaque question. Le calculateur d'airtime LoRaWAN (outil gratuit) complète la préparation pratique.

Pour aller plus loin

Mise en pratique

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Comparatif éditorial indépendant. Les noms de protocoles cités sont les marques de leurs ayants droit respectifs ; CertifBus n'est affilié à aucun d'eux.

Dernière mise à jour: Juin 2026

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